L’essentiel à retenir : Ma vie a changé en découvrant le plateau de Solaison en Haute-Savoie, hiver calme et été sportif. Son atout ? Paysages et activités variés, ski nordique et Col de Solaison. J’ai appris à mes dépens qu’une ascension de 11 km, 950 m D+ et pente de 11% teste autant le corps que l’esprit. Une destination de nature et aventure toute l’année.
Vous en avez marre des stations surpeuplées où le calme se perd dans le brouhaha des remontées mécaniques? Le plateau de Solaison, perché en Haute-Savoie, est ce trésor caché qui allie l’authenticité des alpages à l’adrénaline des sommets. Derrière son double visage – sérénité hivernale et aventures estivales – se cachent des anecdotes personnelles et des conseils d’insider pour une découverte inoubliable. Et si vous aussi, comme moi, vous rêvez de glisser sans bousculade, de côtoyer le Tétras-lyre ou de dompter le Col de Solaison, ce lieu magique vous tend les bras. Prêt à troquer la foule pour une montagne à taille humaine et des souvenirs qui durent?
Le plateau de Solaison, ma découverte qui a tout changé
Mon premier contact avec ce trésor caché de Haute-Savoie
J’étais parti un matin de février, direction Brison. À 1 500 mètres d’altitude, le plateau de Solaison m’a saisi par son calme absolu et ses paysages : sommets du massif des Bornes, neige poudreuse, forêts gelées. Sans la foule des stations bondées, chaque pas semblait s’harmoniser avec la nature. Les pistes de ski de fond serpentaient entre alpages et sous-bois, offrant parfois des aperçus du Mont Blanc. Je me suis demandé, émerveillé, comment ce lieu restait si méconnu.
Un lieu, deux visages
Le plateau de Solaison vit deux saisons. En hiver, ses 34 km de pistes attirent skieurs et randonneurs, du débutant à l’expert. En été, il se transforme en terrain de randonnée et de VTT, avec des défis comme la montée de Solaison, ses 11 km à 9 % de pente. Grimpeurs et cyclistes y trouvent leur compte, entre Rochers de Leschaux et panoramas sur la vallée. Un lieu sauvage, où chaque saison révèle une facette unique. Laisse-moi t’en dévoiler davantage…
Un balcon sur les Alpes, entre alpages et nature préservée
Un décor de carte postale à 1500 mètres d’altitude
Le Plateau de Solaison, perché à 1500 mètres d’altitude en Haute-Savoie, surplombe Brison. Coincé entre la Pointe d’Andey et les Rochers de Leschaux, il dévoile des alpages parsemés de chalets en bois, noyés dans une lumière hivernale époustouflante. J’ai toujours été ébloui par ce mélange de calme et de majesté, surtout quand la neige recouvre les paysages.
Accessible depuis Bonneville après 14 km de route sinueuse, il sert de point de départ pour explorer le Massif des Bornes. Les gorges de la Borne et du Bronze renforcent son côté sauvage. En été, les vaches broutent tranquillement ; en hiver, skieurs et randonneurs s’émerveillent devant les sommets enneigés.
Un sanctuaire pour la faune et la flore locales
La nature y est reine. Le Plateau abrite des espèces rares comme le Tétras-lyre, dont le chant résonne dans le silence. J’ai eu la chance d’en apercevoir un lors d’une randonnée en raquettes, camouflé entre les sapins. Ces zones sont protégées : l’accès est limité pour préserver leur habitat, une décision que j’approuve après avoir vu ces oiseaux dans leur milieu.
Des dizaines d’oiseaux peuplent les lieux : aigles royaux, accenteurs mouchetés ou roitelets huppés. Ce cocon naturel, à la fois accessible et sauvage, mérite qu’on le respecte. Comme je le dis souvent : « Ici, on observe, on écoute, mais on ne dérange pas. »
L’hiver à Solaison : le royaume du ski nordique et de la tranquillité

Pourquoi j’ai troqué mes skis alpins pour la glisse nordique
Ma vie a changé quand j’ai découvert le plateau de Solaison. Ici, pas de remontées mécaniques ni de foules pressées : juste le crissement des skis sur la neige et le silence des forêts enneigées. Ce domaine skiable de 1500 mètres d’altitude, à la frontière franco-suisse, m’a fait redécouvrir le plaisir d’une glisse apaisée. L’absence de canons à neige renforce l’authenticité du lieu, où la nature dicte le rythme. Mon conseil ? Optez pour ce havre de paix si vous rêvez d’un ski loin des pistes bondées.
Des activités pour tous les goûts, même sans skier
Le Plateau de Solaison n’est pas réservé aux skieurs confirmés. Voici ce que j’ai testé pour profiter de l’hiver en toute simplicité :
- Ski de fond : 34 km de pistes de tous niveaux, du débutant au sportif averti, avec des parcours entre forêt et crêtes.
- Raquettes : Deux boucles faciles (1,5 à 5 km) pour admirer les Rochers de Leschaux ou la Pointe d’Andey, accessibles dès 4 ans.
- Luge : Une piste dédiée pour les enfants, idéale pour des fous rires en famille.
- Biathlon : Une initiation au tir laser, parfaite pour allier concentration et cardio.
Pour une pratique équilibrée, j’ai appris à mes dépens que connaître les mauvaises habitudes en ski évite bien des chutes. Les tarifs abordables (à partir de 30 € pour un forfait saison enfant) et l’accès aux chiens de traîneau à proximité (Mont Saxonnex) en font une destination idéale pour les amateurs de nature et de sports d’hiver authentiques.
L’été à Solaison : un terrain de jeu pour les amoureux de montagne

Mes randonnées coup de cœur : Pointe d’Andey et Rochers de Leschaux
J’ai découvert que le Plateau de Solaison cache des randonnées inoubliables. La Pointe d’Andey, accessible depuis le parking central, m’a bluffé par ses vues à couper le souffle. En gravissant ses 1 936 mètres, j’ai eu droit à un panorama sur le Léman, le Mont Blanc et la vallée de l’Arve. Le dénivelé de +879 mètres demande de la résistance, mais mon évolution m’a appris à privilégier un départ matinal pour profiter de la fraîcheur et d’un ciel dégagé.
J’ai souvent expérimenté ce sentiment de liberté totale au sommet, avec le plateau à mes pieds. C’est une récompense qui se mérite et qui transforme une simple randonnée en souvenir inoubliable.
Les Rochers de Leschaux, quant à eux, offrent un itinéraire plus accessible mais tout aussi captivant. Entre forêts et paysages alpins, cette boucle de 11 à 15 km révèle des paysages variés. Pour les amateurs de cani-rando, la pratique avec son chien est possible, à condition de respecter les lieux et la faune. Attention aux pierriers instables et aux passages rocheux qui nécessitent des chaussures adaptées !
Quand Solaison rime avec adrénaline : VTT, escalade et parapente
Mais le plateau ne se limite pas aux randonneurs ! Si vous cherchez un shoot d’adrénaline, les sentiers VTT serpentent entre forêts et alpages. Les falaises environnantes, comme celle des Rochers de Leschaux, attirent les grimpeurs en quête de défis. Et pour une expérience aérienne, le parapente depuis le Col de Solaison offre une perspective unique sur ce massif des Bornes. Ce mélange d’activités transforme Solaison en un terrain de jeu grandeur nature, idéal pour varier les plaisirs estivaux.
Le col de Solaison : l’épreuve de vérité pour les cyclistes
Pourquoi cette ascension est devenue mythique (et j’ai compris pourquoi à mes dépens)
Lorsque le Col de Solaison s’affiche sur le profil d’une étape du Critérium du Dauphiné, les cyclistes savent qu’ils vont payer. Classé « hors catégorie », ce col s’impose comme un juge de paix exigeant. J’ai voulu le tester en amateur et mes cuisses s’en souviennent encore. L’année 2022 reste gravée dans les mémoires : Jonas Vingegaard y a distancé ses rivaux pour s’imposer devant Primož Roglič.
Juché à 1 507 mètres d’altitude, ce col traverse des paysages à couper le souffle dans les Alpes françaises. Mais la beauté du décor ne compense pas la douleur. L’engagement mental nécessaire est aussi crucial que l’effort physique. Comme le rappelle un cycliste aguerri : « ce col ne se donne pas, il se conquiert« .
Les chiffres qui font mal : décryptage de l’ascension
Deux versants majeurs mènent au sommet. Le versant Nord depuis Thuet, emprunté par les pros, est le plus difficile. Voici une comparaison clé :
| Versant | Distance | Dénivelé (D+) | Pente moyenne | Pente maximale |
|---|---|---|---|---|
| Versant Nord (Thuet/Brison) | ~12,2 km | ~1050 m | 8,6 % | 15 % |
| Versant Est (Scionzier) | ~15,5 km | ~1010 m | 6,5 % | 10 % |
Ne vous fiez pas au court replat après Brizon, la rampe finale à plus de 10% mettra à l’épreuve les plus aguerris. C’est une ascension qui teste autant les jambes que le mental.
L’analyse montre que les 10 premiers kilomètres du versant Nord affichent 9,1 % de pente moyenne. La « route de falaise » entre Brizon et le sommet, avec ses virages serrés à 15 %, reste un supplice. Pour les amateurs, prévoir un braquet adapté (34×34) et une cadence régulière (80-90 tours/minute) s’impose, sous peine de voir son rythme s’effondrer.
Préparer sa visite au plateau de Solaison : mes conseils d’habitué
Accès, météo et hébergement : tout ce qu’il faut savoir
Après des années à tester chaque recoin de ce plateau, je peux te dire que l’accès depuis Annecy ou Genève se fait en 1h30 max. Mais attention : en hiver, je vérifie toujours l’état de la route. Les chaînes ou câbles sont souvent indispensables et les fermetures imprévues. Un conseil perso : consulte la webcam en direct et la météo locale avant de démarrer. Ici, le fameux « trou à froid » peut faire chuter les températures de 10°C par rapport au reste du plateau. Je me souviens encore d’une nuit à -10°C sur le domaine skiable alors qu’en bas, c’était -33°C dans la doline !
- Vérifiez la météo et la webcam : Le temps change vite en montagne, et Solaison a ses propres caprices
- Contrôlez l’état de la route : En hiver, les équipements spéciaux sont souvent obligatoires
- Réservez à l’avance : Les options sur le plateau sont limitées et prisées
Où manger les fameux beignets de pommes de terre ?
À Solaison, les beignets de pommes de terre sont plus qu’un repas : c’est une expérience. Je me rends systématiquement à La Fruitière ou Chez Gaston. Ces lieux servent des galettes croustillantes à cœur moelleux, préparées avec des pommes de terre locales. Croyez-moi, c’est le réconfort parfait après une session de ski de fond ou une randonnée en raquettes. Et pour les carnivores, les charcuteries de pays et omelettes aux champignons sont tout simplement délicieuses !
Le mot de la fin : Solaison, bien plus qu’un plateau
Mon refuge entre quiétude et dépassement de soi
Le plateau de Solaison incarne cette rare alchimie entre sérénité et intensité. À 1500 mètres d’altitude, ses alpages et chalets de tradition pastorale m’ont toujours offert la liberté. Ici, le silence se mêle aux défis : gravir la Pointe d’Andey, pédaler sur les routes du Critérium du Dauphiné, ou skier là où Jonas Vingegaard a triomphé. Ce lieu préservé reste un trésor d’authenticité – où chaque pas résonne entre le cri du Tétras-lyre et les panoramas sur Mont-Blanc.
À vous de jouer !
Après des années à parcourir ses sentiers, j’ai trouvé mon bonheur sur le plateau de Solaison. Que vous cherchiez le calme ou le défi, j’espère que vous y découvrirez le vôtre. La persévérance paie, la récompense est toujours au rendez-vous. Alors, enfilez vos chaussures, ajustez votre casque ou chaussez vos skis : Solaison vous attend pour écrire votre histoire.
Après des années à parcourir ses sentiers, le plateau de Solaison reste mon refuge parfait : hiver feutré entre alpages et silence, été vibrant entre randonnées et défis. Chaque saison y écrit son histoire, entre émerveillement et dépassement. Alors, laissez-vous tenter : ici, chaque effort mène à un paysage qui en vaut la peine. La persévérance paie toujours, là-haut.



